Ici on parle français (je vais essayer)

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Trois ans pleinement vécus

Il neigeait vraiment beaucoup hier soir, à Turin, il y a trois ans. Je regardait l’horloge pour compter les minutes passées entre une contraction et l’autre pendant les toits que je voyais par les fenêtres de l’hôpital Martini de Turin changaient couleur avec moi. Ils devenaient plus blancs. Moi, plus rousse.

Tu es né lève-tot, Diego. Avant l’aube. Et quand tu as ouvert les yeux la première fois, il faisait beau. Le soleil était très fort, il avait fait fondre toute la neige qui était tombée pendant la nuit.

Soudain, le ciel ètait devenu clair, plus blue que tes yeux. Le vent avait rayé tout, aussi la douleur et la peur de ne réussir pas cette nuit là, pleine de cries et de frissons de froid. Aussi les griffes sur le mains du journaliste-en-détachement étaient desparus, car je les avait serrées avec toute ma force.

Il y avait seulement toi, tes longues cils, tes petits poings serrés, la peur de t’embrasser trop et cela de ne t’embrasser pas suffisement. Il y avait toi et quatre bras autour de toi: les miennes et celles de papa.

A 4.43 de ce matin tu as eu trois ans, Diego.
Et il pleut à Bruxelles!
Mais tant pis! Nous avons le parapluie, les bottes et le K-way.

À résorber cette agaçante humidité il y a les câlins avec les paupières attachées au réveil et les bisous qui claquent le soir, avant de dormir.

À ne nous faire pas glisser dans les flaques d’eau et de boue, il y a les luttes sur le canapé, les sauts périlleux sur les pelouses (qui sont toujours plus brossés que toi) et les courses en vélo (tu vas comme Girardengo, cepandant moi qui te cours après à pieds, j’ai la fréquence cardiaque à 220).

À secher les cheveux trempés, il y a le chatouille qui nous amuse jusqu’aux larmes, les chansons pas accordées (qui font pleurer les gens qui nous écoutent) et les bagarres avec les coussins.

Nous avons le coeur imperméable, nous deux. Seulement les rayons du soleil peuvent le traverser. Nous sommes une concentration de vitamine D.

– “Est-ce que tu sais ce que on peut acheter quand mon tirelire sera plein, maman?”
– “Quoi? Un jouet?
– “Non”
– “Un Kinder surprise?”
– “Nooon”
– “Trois tours sur la pomme-chenille?”
– “Noooooon”
– “Bref, quoi?”
– “Un bras très très très longue…donc quand je suis dans mon lit il va me permettre d’arriver à toi, car tu es loine. Comme ça je peurrai serrer ta main toujours, maman.”

Tu es né le 30 janvier, mais c’était printemps.
Ce jour là, c’était le printemps plus fort et beau que j’ai jamais vu dans ma vie.
Écoute bien: depuis trois ans il fait beau, c’est toujours été.
Joyeux anniversaire, mon Diego!


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Ma belle-fille est une sainte (et une maîtresse)

Chaque fois que Diego a un contact visuel avec elle, il perd la tête. Il devient roux comme un poivron de Carmagnola, il s’exite, se cache derrière mes jambes. Puis, soudain, il trouve le courage de se jeter dans ses bras. Il l’embrasse et la baise.
Dès que les câlins et les politesses sont terminées, il se souvient de moi, sa mèèèèèreeee!! Je suis ancore là-bas, séduite et abandonnée spectatrice involontaire. C’est juste à ce piont-là qu’il me regarde et me salue, il me dit que maintenant je peux partir. Car maintenant il y a elle, la belle blonde aux yeux verts “qui sent de bon“, il dit (“Pourquoi moi, je puerais?”, je voudrais repondre au petit bonne-homme ingrat).

“Toi, tu vas, maman…vas-y!” et puis il m’emmene gentillement à la porte, l’irrévérencieux (j’ai envie de manger son goûter pour revanche).

Diego a trois ans et il a compris que je ne suis pas le seule planete existante au monde.

Il est tombé amoureux.

D’une fille qui est haute le double que moi, qui quand sourit elle éclaire la chambre (ses dents trop blancs sont suspects) et qui quand éleve la voix (elle est quand même d’au moins 110 décibel sous mon niveau ordinaire) elle fait mettre tous au garde-à-vous! Quand elle parle, tout le monde s’arrête pour l’écouter. Et tout le monde obéit.

Diego est tombé amoureux de Madame V, sa maîtresse de l’école maternelle.

Moi, je suis jalouse?
Mais bien sûre!
De Diego? Pas de tout!
Je suis jalouse de Madame V.
Car moi…je l’aime plus, voila!

Cette potenientelle belle-fille (si Macron peut…), je l’emmenerais chez moi. Tout de suite.
Cette femme est une sainte.

Elle aide une classe de 24 petits hominidés à manger, jouer, colorer, à bien tenir le crayon et le pinceau dans la main, à savoir s’habiller, à parler correctement, à se taire, à dire merci-s’il-te-plaît, à s’excuser quand on se trompe, à ne frapper pas, à respecter le tour, à ne crier pas, à exprimer les émotions, à connettre les couleurs, les lettres et les chiffres, à chanter, à danser, à se rouler sur le tapis, à entrer dans le tunnel, à n’enfreindre pas les regles, à connettre les saisons, à collecter les feuilles en automne, à rappeler les jours de la semaine, à ne manger pas la plastiline, à distinguer la chaussure droite et cela gauche, à être responsable, à avoir estime de soi.
Elle les incite à poser des questions, à être créatifs, curieux, autonomes, insouciants et heureux. Elle les aide à grandir. À devenir honnêtes.

Chaque jour, dans la savane, une gazelle se réveille en sachant qu’elle doit courir plus vite que le lion pour n’être pas mangée.
Chaque jour, à Bruxelles, Madame V se réveille en sachant que’elle doit combattre contre 24 nuances de crottes de nez verts et potentielles infestations de poux et puis encore les pleurs, les crises hystériques, les chaussettes dépareillées, les projects pédagogiques personnalisés, les cries inhumaines, les parents inquiets ou les parents qui sont totalement absents, les grands-parents malades de “non-non-non-mon petit-fils est mieux”, les chaussures qui sentent de camembert affiné et les chorales de pets qui cassent l’ozone, pour n’être pas incinérée.

Madame V. Si elle n’existait pas, il fuadrait l’inventer.


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Papa Noël est un gros malin

Pendant le vacances de Noël on peut faire ce que on ne peut jamais faire.

Tu peux preparer le sapin (trente petites balles devant et aucunne à l’arrière. Tant pis, personne le voit la-bà) que après, dans la meilleure des hypothèses, tu peut défaire en mars.

Tu peux t’assoir à table pour le souper du 24 et tu peux te lever le matin du 7 janvier, en remontant d’une montagne de coques de cacahuètes et pistaches et dattes tunisiens et litchi chinois et boîtes de nougat solidement attachées aux dents, pendant tes fesses et le coussin de la chaise vivent depuis deux semaines comme deux jumeaux siamois.

Tu peux crouser les candis de le panettone (mais, ma soeur Kikita à part, est-ce qu’il y a quelqu’un qui les aime?) et les utiliser pour couvrir les petites fenêtres de la tombola, en éspèrant de faire au moins un “deux” pour te rembourser ton match (ou tu les craches en marquant un panier dans le verre de celui qui est assis en face de toi et que, tant pis, il fait tombola sans s’apercevoir).

Tu peux parteciper à la fête organisée par l’école de ton fils où les institutrices portent les bois comme les rennes et les énfants pas accordés comme les cloches des vaches chantent une sorte de chanson de Noël (louables les parents qui apportent le vin brulé car il fait froid dans la court).

Tu peux éspèrer de ne trouver pas le même pijama sous le sapin.
Tu peux chercher quelque chose pour les autres qui ne soit pas le même pijama sous le sapin.

Tu peux (faire semblant de) être plus sage, car à Noël tout le monde est plus sage, n’est-ce pas?

Tu peux regarder “Le petit prince” la 192ème fois et continuer à te poser la question si Cedric Errol se brossait les cheveux avec une plaquettes trés efficace pour avoir la frange étonnement parfaite.

Tu peux répondre: “No, je ne sais pas encore ce que je ferai pour passer le réveillon”.

Tu peux demander aux autres ce que ils vont faire pour passer le réveillon.

Par contre, tu peux faire du chantage à Père Noël.

Tu as des photos compromettantes de lui avec une renne jolie et jeunne où il sont en positions vraiment controversés. On dirait que, pendant les autres rennes tiraient les traîneaux, le deux volulaient revoir le kamasutra (de page 9 à la page 69) malgré les differences d’age et de rôles.

“Chèr Papa Noël, si tu ne fait pas ce que je te demande, je vais poster tous sur Youtube”.

Donc, je te demande de me faire revenir l’émotion très forte du temps où j’était petite et avec papa je cherchait la mousse pour la Nativité dans la notre campagne preferée.

Du temps où je preparait les cadeaux avec maman devant la cheminée: je coupait le ruban et ma mère le transformait en boucles dorés avec les ciseaux.

Du temps où je volait les bonbons de ma soeur de la chaussette de la vielille sorcière (les miennes, je les cachait pour avoir un stock pendant les moments de faim).

Du temps où la nuit de Noël, devant le pub de mon village, pendant la grand-place se remplissait de familles qui vennaient de l’église pour la messe de minuit, j’était attachée à mes amis (toujours les mêmes de l’école maternelle aux premiers cheveux blancs) et nous ouvrions de la Nastro Azzurro et du Prosecco sous le champignon qui nous éboullantait la tête, mais qui nous laissait les pieds froids: à Nord les Caraïbes, à Sus le Pôle Nord.

Mais oui, je sais! Maintenant mon Noël est maquifique: j’ai avec moi le journaliste-en-détachement, Diego (un mètre de bouclés dorés et petits muscles brillants qui est pour moi la somme de tous les personnages de la Nativité de Naples) et ma chaleureuse deuxième famille de Bergame à me chauffer les pieds, les mains, le coeur et le ventre (j’adore la polenta!!!).
Cepandant, cette fois, l’autre partie qui sent de crustoli e struffoli frits strictement dans l’huile d’olive, me manquerait plus que d’habitude.

Allez Père Noël! Je voudrais seulement un peu de magie, aussi s’lle est achetée chez Les Petits Riens!

Selon le calandrier de l’Avent il y a encore trois jours.
Après c’est l’heure.
Après c’est tes oignons.

Donc, tu peux faire encore quelque chose, mon gros. On y va!

A Noël on peut faire plus.

 


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Tu seras un homme du côté des femmes

“Voila, aujourd’hui le sexe est très visible. Est-ce que vous voulez le savoir?”
“Bien sûr! Dites-le-nous! Dites-le-nous!”
“C’est un garçon”.

J’étais enceinte de presque trois mois quand j’ai su que dans mon ventre on était en train de grandir un Diego, pas une Viola.

J’aurais eu un fils.

Un garçon prêt à ramener à la maison tous les vers, les escargots (aussi celles sans la coque) et les airegnées (mieux s’elles sont grandes et pouiles) de tous les parc de Bruxelles. “Je les ai mis dans la poche, c’est chouette maman!”, il dit avec un grand sourire pendant je m’évanouis (à mon avis les moustiquaires et le DDT devraient faire partie du patromoine Unesco).

Un garçon qui court après le ballon (je rêve pour le football la même fin que Despacito a fait en Malaisie) et il organise des courses sauvages de petites folles voitures dans le couloir, qui ont comme but cela de frapper mes chevilles à 150 kilomètres à l’heure.

Un garçon qui a toujours les pieds moites et qui tire des pets tellement puissants qu’ils sont capable de transformer une piscine olympique en une énorme Jacuzzi.

Un garçon qui aujourd’hui est un bon-homme carrêment mignon et qui demain aura la barbe et les poils partout et les hormones en flèche, et qui sera un HOMME (je l’imagine une sorte de hipster sans revers aux pantalons, qui joue la batterie, mais sans tatouages, car dans vingts ans ils seront un truc pour les vieux).

Quel homme tu vas devenir, Diego?

Un jour, mon amie Dariù a ecrit “que éduquer un garçon est une opportunité”, ici elle l’explique très bien et je suis d’accord avec Daria.

Mais pour qui a un fils opportunité rime forcement avec responsabilité.
Le journaliste-en-détachement et moi sommes responsables pour Diego. Pour l’énfant qui est maintenant et pour l’homme qu’il deviendra demain.
Nous le serons également quand il sera mejeur et il aussi aura des fils, peut-être.
Chaque son action sera le résultat de cela que nous somme en train de faire maintenant.

C’est nous qui l’avons mis au monde. Il ne l’a pas demandé. La monde ne l’a pas demandé.

Nous faisons chaque jour des efforts pour lui enseigner, aves des examples, la difference entre les choses bonnes et celles mechantes. Chaque jour nous lui disons plus de no que de oui (le contraire serait plus facile et aussi les oreilles de notre voisin Julien seraient plus heureuses).
On se mette à la boxe.

J’ai un garçon et je souhaite qu’il sera un homme bien. Un homme che n’utilise jamais sa force sur une femme ou sur quiconque est plus faible que lui. Un homme gentil, honnête, qui sait écouter, surtout celles réponses qu’il ne voudrait jamais écouter.

Mon petit Diego, peut-être un jour, une fille te brisera le coeur et te dira “je ne t’aime plus” et toi, TU DEVRAS RESPECTER SA CHOIX (toi, parce que moi, je dépasserai la haine pour la viande crue et je la mangerai vivante, femme contre femme, au pair).

Je souhaite que ton être homme ne dépend pas suelement de faire pipi debout (et de réussir à atteindre le trou de la cuvette). Tu seras un homme qui n’a pas besoin ni de esclaves ni de pupettes pour être heureux et qui est toujours du côté des victimes.
Je souhaite que tu seras un homme du côté des femmes, mais vraiment, sans hypocrisies.
Pour arriver à ton école maternelle, nous traversons chaque jour des jardins pleins d’escargots. Tout le monde va vite en marchant sur les pauvres. Mais tu sautes comme Chobin pour ne les toucher pas.
La route pour l’école est un parcours du combattant et chaque fois que quelqu’un marche sur un escargot tu es en colère, tu t’indignes. “Attention, les escargots” tu cries, en ridant la front et en pointant du doigt.

Voila, Diego. Continue à avoir la même attention vers qui ne peut pas se défendre. N’arrête jamais de pointer du doigt contre les brutes et de réagir s’il y a des iniquités.

Même quand tu aura la barbe, les poils et au moins vingts tatuages sur le dos (toujours droit) car la mode des “vieux” sera retournée.

C’est ça le seul côté où tu peux rester.

Tu es notre fils, tu es notre opportunité.


dedo mare

Qui a tué Peppa Pig sous le parasol?

Diego, ne leve pas la sable.
Donne les chaussons au voisin de parasol, tout de suite!
Ne chante pas à tue-tête car c’est l’heure de faire dodo. Pourquoi tu ne dors pas aussi?
Ne glice pas l’eau.

Ne crie pas
Ne t’éloigne pas.
Eloigne-toi encore une fois et on s’en va à la maison tout de suite, compris?
Diego, je compte jusqu’à trois: un, deux, deux et un petit peu, deux et demie, due et trois quarte…

Ne peux pas prendre le bain maintenant, tu viens de manger et l’eau est froide.
Pas de bain? Dépêche-toi que l’eau est très chaude!
Avant de nager leve-toi tes vetêments.
Est-ce que tu a joué dans la sable avec les vetêments mouillés? Tu sembles un cabillaud.
Viens ici, c’est le moment de la torture-protection-solaire+50 (pour la tartiner dignement il faut avoir duex chemises de force et trois generations de filles qui viennent de centre massage).
Le-voici. Protection mise et je pese un kilo en moins en face au cabilloud au chapelure avec la mayonnaise scrub.

Non, je ne l’ai pas porter, le cabillaud. Arrête-toi de le chercher dans mon sac, il est dans la mer.
Où vas-tu? Tu ne touche pas là-bas, viens ici!!! Le cabillaud ne nage pas là-bas, il est dans le frigo de mamie!

Ce seau-là n’est pas le tien, lesse-le à la petite fille! Est-ce que tu ne voix pas que tu la fais pleurer et que son père est en train de noyer le tien pour revenche? “Perdonne-moi monsieur cube de deux mètres pour deux et avec Padre Pio tatoué sur le dos en grandeur nature. Pourriez-vous nous rendre le journaliste-en-detachément, s’il-vous-plait?”.

Oui Diego, tu peux prêter ta palette à ce garçon, il ne la mangera pas! Non Diego, à ton avis il a les dents comme D-Strucs, mais il n’est pas un Dinotrux mechant, je le promis, crois-moi.
Non Diego, la mer c’est pas à toi. C’est à tout le monde.
Le goûter est tombé dans la sable, ce n’est plus possible de le manger, donc arrête-toi de pleurer.
J’ai dit arrête-toi de pleurer ou on nous va écarter.

Non Diego, le crabe vivant c’est pas bon de le lécher.
Non Diego, pas de pipi sur la serviette de maman, quelle horreur!
Avant de faire les bateaus en papier je voudrais lire le journal.
Reste-toi loin du soleil!
Où tu as mis le chapeau? Est-ce que tu veux avoir un ensoleillement?

“Maman, la sable tremble”. “Mon dieu, tu as enterré mon portable!”

Non Diego, l’eau dans la flasque est pour boire, ce n’est pas pour se laver les pieds.
Pas de coccobello, Diego, à la maison nous avons la collection de cendriers de coco et j’ai la tentation de fumer.

Non, c’est inutile de la chercher. Ici il n’y a pas Peppa Pig. Elle n’existe plus.

Finie.
Eliminée.
Kaputt.
Elle est morte dans la tartine du voisin de parasol. Il l’a tué car tu as utilisé ses chaussons comme des radeaux pour me suivre dans la mer pendant je cherchais de ramer sur le patin volé au maître-nager, vers les Tremiti. Pour aller fumer. Tuote seule.

Tentative ratée.

Rendrez-moi au moins le journaliste-en-detachément!

Le monsieur-cube-deux-metres-pour-deux dit que il le garde jusqu’à quand il retrouve sa petite fille.
On dirait que cette fille est la sosie de Peppa Pig.

A la mer avec Diego. Quel relax!


 

 

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Quand tu seras grand

DIEGO
Quand je serai grand:
Je couperai la nourriture avec le couteau. Et elle sera piquante
Je nagerai dans la piscine grande où l’eau est froide. Sans les brassards gonfiables
Je changerai les ampoules dans l’escalier car je serai haut comme Abo (un ami de maman et papa qui est trés haut)
Le soir j’irai sur la lune en hélicoptère
Je serai chef de gare. Non, garagiste comme tonton Barci, donc je gonflerai les roues du velo
J’attendrai le vert au feu et j’irai faire les courses tout seul, avec le chariot.

MAMMA
Quand tu seras grand:
– Je mettrai encore les boucles d’oreille et les colliers qui j’aimais beaucoup
– Je vais lire encore beaucoup de livres détendue sur le canapé et je les finirai avant que les pages deviennent jaunes et qu’ils passent de la section “actualité” à “histoire”
– Je prendrai des duoches plus longues de 32 secondes et j’aurai encore une fois le temp pour ruiner les points de mes cheveux avec la plaquette, finallement
– J’
aurai des sacs plus légers, moins grands d’un trolley, sans kilos de lingettes et miettes dans les coutures qui pourraient nourrir toute la vallée des fourmis perdues
– Je te suivrai en cachette jusqu’au feu, car les voitures roulent vite de la droite e j’ai pas de confiance.

Tu es dejà un petit peu grand. Tu l’es depuis une semaine, quand tu n’arrivais pas au interrupteur de la lumière de la salle de bain et par contre, maintenant tu peux faire sembler nos toilettes la boîte Cocoricò de Riccione.

Tu l’es plus de quand tu avais besoin de ma main pour monter sur les cordes du pont au parc, en revanche maintenant tu croix d’être un navy seals et tu t’amuses à me faire mourir de peur chaque fois que tu vas plus en haut. “Pour descendre il faut avoir l’escalier des pompiers, appelle les pompiers! Nainainainainai”.

Tu es un petit peu plus grand de quand tu avais besoin de ma joue appuie sur la tienne pour dormir. En revanche, maintenant, aprés le bisou de la bonne nuit, tu nettoie ta face avec la main et puis tu dis: “Ne me pas baver, Enza”. Enza, car maman est pour les petits. (Je voudrai souligner que je suis perfectement capable de gérer ma salivation. Donc, respecte-moi, bonne-homme!).

Quand je pense à quand tu seras grand, mais vraiment grand, je suppose que je serai plus grande que toi, mais vraiment grande (si vous voulez faire le calcul vous pouvez lire ici). Au moins au registre d’état civil, car physiquement – le patrimoine génétique de mon père confirme – je deviendrai petite comme ma chère tante Maria.
“Dans sa jeunesse elle était une grande femme – on transmet en famille – mais quand il avait 99 ans, elle avait 33 de chausseres et elle n’avait pas l’oblige de mettre la cinture de securité en voiture car elle n’arrivait pas au métre et cinquante centimetres”.

Je parle avec connaissance de cause: pendant les derniers dix ans, mon pied est devenue d’un numero et demie, et depuis toujours je suis plus une petite femme, que une grande femme. En “bergamasco” (bergamasque???) qualqu’un dirait una braca de oss. A Ischitella, t’ magn a terr’.

Donc Diego, quand tu seras grand, mais vraiment grand, pour me voir tu devrais mettre les lunettes aux presbytes. Mais je t’assure que pour me chercher tu ne ferais pas d’effort. Je serai toujours près de toi, comme Memole (sans chapeau à pointe qui est trop vintage encombrant) sur lépaule de Mariel, prête à te baver la face. Et si je ne pourrai pas le faire physiquement car je ne serai pas immortelle, je ferai tout pour te permettre de me sentir près de toi, toujours et en tout état de cause.

Si tu le veux.

Je vai te dire que j’aime te voir grandir, devenir grand, mais vraiment grand.

“Voici, maintenant donne-moi ma chaussure…Oui, je sais que dans quelques temps nous pouvons l’échanger, mais je t’assure que celle-là c’est la mienne…”


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Mes anciennes camarades de classe 2.0

Pendant l’épreuve écrite, on était extraite la N et mon nom commence pour M. J’ai été l’avant-dernière dans tout mon lycée à passer l’examen pour mon dîplome, en face une commission fatiguée et ennuyée qui était impatiente d’aller à la mer, peut-être plus que moi.

Les cheveux à coté (seulement pour les occasions importantes), Levi’s 501 délavés, les pieds moites dans les Palladium (mon dieu, vous étiez mauvaises) et une t-shirt de trois tailles plus larges et qui me faisait sentir “elegante” (l’important était y croire).

J’ai toujours pris soin de sembler “mûre”.
Par contre, pour le divenir, j’ai du attendre ancore quelques années.

Depuis mon examen ils sont passés 20 ans. Les Tours Jumelles étaient ancore debout, Matteo Renzi faisait le scout avec 48 millions de lires dans la poche, gagnés à la Roue de la Fortune et moi, quelques mois plus tard, j’aurais eu des coeurs dans mes yeux et quelques rêves cochons juste pour Marco Cocci en Ovosodo (j’aurais parié que ses cheveux sentaient comme les violettes, bénie et mignonne jeunesse).

La beauté de cinq dernières année multipliées pour quatre. Un cinquième de siècle. Si c’était pas pour le groupe via Whatsapp mis en place par mes ancienes camarades de classe, moi, à l’horloge qui tourne vite, je n’y aurais pas repensé.

Par contre, maintenant, j’en suis obligée. Le groupe me le rappele toujours.

Une fois j’ai trouvé 93 textos pas lis. Une liste de “bonjour” et “bonne nuit”. Photos et videos de fleurs, coeurs rouges comme le feu, poussins, ciels bleus et plages ensoleillées (pendant ici, j’ai un pull car c’est froid, donc le gêne pousse). Citations, aphorismes et conneries alignées pour trente-trois avec le reste de trente-deux.

Chères mes ancienes camarades de classe (nous étions 26 femmes et puis il y avait M., saint M., survivant chaque jour, vaillament, comme une roche dans les vagues, aux crises pre-menstruels, menstruels et post-menstruels de nous) j’ai envie de vous rencontrer en face à la très bonne pizza que nous allons manger chex Le Macine (Flora, pour moi une Regina, s’il te plaît, merci!)

J’ai envie – si on va se reconnaître – de regarder nos rides, les ventres post-fils ou/et post-bières, de savoir où vous êtes, avec qui vous êtes, qui s’est marié, qui a divorcé, qui est devenue une nonne, qui s’est transformée d’un vilain petit canard en un magnifique cygne et finallement on peut coucher, et qui, d’un magnifique cygne s’est trasformée en un petit vilain canard, et peut-être que on peut coucher si même.

J’ai envie de vous rencontrer toutes – tous, si M. a ancore la force et le courage de nous voir ensamble (dans ce cas, chapeau!) – et avoir beaucoup de souvenirs nostalgiques de notre super lycée.

Je suis sûre que nous serons meilleurs de Carlo Verdone et Compagni di Scuola!

Mais en attendant – excusez-moi, mes amies – je dirais de nous aimer, mais en personne! N’est pas?

Peut-être que aprés ces mots vous me détesterez.

Dans ce cas, je vous donne rendez-vous pour dinner ensamble et pour disputer. En personne. Comme au bon vieux temps.

Je vous aime comme alors.


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L’été sur moi (mais avec le parka en dessous)

L’été est être satisfaite de son sac à dos pour partir car il n’y a pas de manteaux et de pulls qui pesent.
C’est manger dehors avec la peau ensoleillée et dans l’air la Nivea enduite partout.
C’est l’aperitive au Panis Beach, deux bouchées à la pizza de la campagne au rythme du reggae, les oignons entre les dents, pendant le soleil plonge dans la mer et le ciel est assorti à mon Aperolcedrata plein de glace.
C’est faire le rappel de la parmigiana fumante de maman (qu’elle propose comme une entrée) pendant le thermomètre signe 38 degrés à l’ombre. “Allez mange! Ils sont seulement des legumes”, elle dit.

L’été est le réveil au lever du soleil avec les explosions à risque d’une crise cardiaque et qui rappellent à tout le monde que c’est le 15 août et que, quelques heures plus tard, les feux d’artifice (le matin ils ont des couleurs formidables) font s’échapper les oiseux et les chiens terrorisés, et ils trasforment le village dans le set d’un film d’action. Mais, à la place de Bruce Willis, dans un nuage de fumé qui sent de papier brûlée, il y a la statue de Sainte-Marie en procession et la bande qui sonne.

L’été est le journaliste-en-détachement qu’étouffe car au Valloncello il n’y a pas de stationnement “comme si on était à Milan” et Diego joue, crie et se salit les mains, sans Ipad, comme je faisait quand j’était petite (quand l’hobby digital étaient les pages du videotéxte à la television).

L’été est se réveiller le matin et boire du café en huit séances, interrompues par plusieurs pauses pubblicitaires, car la sonnette sonne tout le temps: soeur, beau-frère, neveux, cousins, tantes, ceux-là du comité qui cherchent des offres pour “le chanteur” le soir de la fête en place, et voisines qui – leur activité commence dejà à 7h le matin – échangent de la nourriture avec maman.

– “Rose’, as-tu encore du persil?
– “Prends ces pêches, Rose’, c’est un homme de famille qui les a récoltées, il est le neveau du cousin au sixième degré de ma belle-famille. Elles sont douses et tu peux en faire de la confitture pour les enfants. Ils la peuvent porter avec eux à Bruxelles (en fait, dans la valise c’est plûtot confortable).

L’été est chex moi. L’été est Ischitella.

C’est le lieu où j’ai habité 19 ans consécutifs de ma vie. C’est aussi le lieu où, pendant 19 ans consécutifs de ma vie, j’ai eu envie de m’échapper (c’est réussi).

J’ai entrepris des voyages, debuté des nouvelles adventures et fait beaucopu de déménagements. Cepandant, je ne suis jamais partie sans elle. Au moins dans le coeur et dans la tête. Car mon village est ma root. Et il y a des moments où je voudrais l’avoir sur moi physiquement pour pouvoir respirer cette liberté-là qui sent de mer, soleil, marathons de bavardage avec mes amies adorables et réveils très tôt, où papa me réveillée pour aller à la campagne à preparer la “salse” et mon devoir était glisser du sel et du basilic dans les boutteilles.

La salse (pour moi) est:
a. une danse caribéenne
b. le sang faux dans les scènes splatter de Tarantino
c. pouvoir écouter encore une fois la voix énervée de mon père qui se salit la chemise de suace rouge en mangent des spaghetti (n°3 ses preferés), pendant je souris.

*** Si vous avez choisi la réponse correcte, vous gagnez un séjour de trois jours à Ischitella pour jouir des beautées du Gargano. Tout à vos dépens.

L’été sur moi, toujours. Comme cette-là que Lorenzo chante.

Sauf qu’ici à Bruxelles, parfois je doix y mettre le parka dessous pour me chauffer mieux. Comme aujourd’hui qui est un peu froid.

Aujourd’hui je voudrai des spaghetti n°3 qui giclent de la souce.


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Juste belles fables (ou conneries géniales)

Depuis Diego a une perception plus consciente du monde qui l’entoure et il commence à poser des questions et des “pourquoi?”, j’ai compris d’être etée catapultée, saudain, dans un univers inconnu.

Qu’est-ce que je sais sur pourquoi Sushi & Sashimi (nos petits poissons) sont rouges et pas bleus?
Et pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas les pieds?
Et pourquoi est-ce qu’ils non volent pas comme les avions?
Et pourquoi est-ce qu’ils ne parlent pas?
Et pourquoi est-ce que l’eau est marron? (ceci je la sais, mais je refuse de répondre. Mon avocat me l’a conseillé).

Diego demande des CHOSES et je me sens Arthur Dent, mais sans le Guide du voyageur galactique.

Donc, j’utilise ma personelle boussole pour m’orienter dans Diegoland:

j’invente beaucoup de raffinées (si j’ai dormi suffisamment) ou plus banales (le plus souvent) CONNERIES.

Par contre, ils ne sont pas de conneries méchantes. Je cherche seulement la façon pour adoucir la pilule, le sucre qu’avale le médicament amer. Car ce monde est beau, mais il est aussi plein de atrocités et monstruosités qui sont difficiles à expliquer aux adultes plus fortes, encore moins à un petit garcon de deux ans.

Est-ce que vous rappelez dans “La vie est belle” Benigni qui fait le traducteur et invente le jouet du tank? J’essaye de faire la même chose, même si je suis plus maladroite et moin brillante.

Jusqu’à récentement, j’était libre de regarder les nouvelles devant la television avec Diego près de moi. Maintenant, quand il y a les immages des attentas, des guerres, des gens qui pleurent, je suis obligée à changer tout de suite, sinon Diego divient triste et il me demande: “C’est quoi ça?”.

Il faut trouver une bonne réponse. Arguementer une belle connerie.

Le clochard dort dans la rue car chez lui il y a un elephant invité qui a pris tout l’espace de la maison.

Le monsieur ivre et importun qui nous insulte et pour quelques instants nous suit pendant maman passe à la vitesse supérieure de la poussette – en volant sur les trottoirs escarpés de Bruxelles plus rapide de Willy le coyote – il veut juste jouer à “va me chercher” avec nous.

C’est pas vrai que Tin Tin, dans les livres colorés de papa-journaliste-en-detachément, il tire, il tue e il tape avec le bâton comme si c’était Igor le russe (à propos, mais est-ce qu’il est encore libre?).

“Tu voix Diego, Tin Tin est juste un mec un peu rigolo et fixé avec le contact matériel: lui, il ne tape pas. Il fait comme tes grand-mères et tes tantes quand tu revienne chez elles après quelques mois et elles te câlinent forts, elles te coupent le souffle, elles te serrent la jugulaire jusqu’à quand tu deviens violet. Voici, Tin Tin fait la même chose, car il aime les gens. C’est bravo, n’est-ce pas?”

L’araignée grosse, rouge et poilue (je jure qu’elle était rouge et si j’y pense je m’évanouis) que maman a écrasé sur le sol avec la même face et le même cri de Dani Filth, elle n’est pas morte. Elle est juste en train de jouer à cache-cache sous la chausson.
“Mais plus tard, elle revienne? Je la voudrais!”
“Bien sûr! Mais maintenant elle est devenue un yaourt aux framboises!”.

Diego mange (son hobby préféré) et la distraction marche.

Quelques fois, moi aussi, je voudrais que quelqu’un m’adoucisse la pilule et que au lieu de faire me penser aux débarquement à Lampedusa, aux enfant syriens et de Kabul, ou aux petites filles au concert de Manchester, il me racontât des belles histoires.

Ou plutôt, je voudrai, que les fables il y avait exactement pour eux, pour qui débarque à Lampedusa, pour les enfants syriens et de Kabul, pour les petites filles au concert de Manchester.

Pour eux, seulemnet belles fables.


 

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“Maman, je m’en vais en excursion”

Moi, je ne veux pas de fils à sa maman qui reste chez nous à la maison, avec son père et moi jusqu’à 30 ans. Je voudrais que quand il pourra se débrouiller seul – c’est-à-dire quand il pourra preparer une pâte et faire la lessive à 40 degrés – il s’en aille à grandir, à decouvrir le monde (peut-être pas trop loin) et à conquérir tout seul son bonheur. Je voudrai un fils comme les fils des danois.

Mais les conquêtes on obtient pas à pas, depuis le plus jeune âge. C’est-à-dire maintenant.

À la crèche, les institutrices obligent Diego à s’habiller et à se laver seul. En fait, deux fois sur trois, je vais à le chercher avec les coulottes mises au contraire, la patte du pantalon sur les fesses (c’est un mystère comme il fait à la fermer), les chaussettes de travers et la savon seché sur la face (sauvent, quand il pleut – 366 jours par année – des bulles partent de ses joues).

Ici en Belgique, l’école maternelle commence plus tôt que en Italie, à deux ans et demi, donc Diego debutera son entrée avec “les enfants grands” à septembre. Il commencera son chemin vers l’autonomie.

Voici que le journaliste-en-détachement et moi, nous prenons le tour dans les écoles maternelles de Bruxelles pour choisir cela qui est la meilleur à notre avis.

Nous en visitons quatre matériellement et une dizaine virtuellement. Il sont toutes publiques et offrent beaucoup d’activités, des classes très équipées, des jardins avec des jouets en bois, des trcycles pour courir pendant la récréation, des terrains de football, des cours de langue, bricolage, musique et psycomotricité.

Alors que monsieur le directeur de telle ou telle école nous explique son project éducatif-pédagodique, je pense aux nos écoles italiennes, aux collectes des parents pour peintre les murs et pour achéter la papier toilette, et pour un instant je suis très contente de habiter dans cette ville. Même s’il pleut toujours. Même si aprés un tour en metro, je pue de frites comme si j’avais passé huit heures dans la cuisine du Mc Donald’s.

“Ici Diego pourra grandir autonome et indépendant comme je voudrais. Quel bonheur ! Ici il ne diviendrà jamais un petit garcon à sa maman”, je pense.

Mais ensuite, soudain, comme une merde de mouette atterrie sur la face sans alerter quand on est sur la plage à bronzer, monsieur le directeur de telle ou telle école dit: “Bien sûr, depuis la deuxième maternelle, on organise la semaine sur la neige, ou la semaine à la mer, ou cela verte. Et ils sont toutes obligatoires, bien sûr”.

Obligatoires? Bien sûr? Mais quel bonheur, mon cul! Moi, je ne permettrai jamais à mon fils, à seulement quatre ans, de partir seul, avec des inconnus, pendant sept interminables jours, loin, sans sa maman. Je ne le ferais jamais, même si le monsieur le directeur en personne danse la trojka nu sur les charbons ardents sous ma fenêtre.

Finalement, nous avons choisi une école qui est jolie, prés de notre maison et qui offre plusieurs activités. Mais surtout, elle oblige les éleves à partir depuis six ans. Ils sont toujours peu, par contre ils ne sont pas quatre.

Maintenant Diego a presque deux ans et demie et peut-être que quand il ira à l’école primaire, nous serons à Turin, où nous ferons la collecte pou achéter la papier toilette et la semaine sur la neige ou à la mer il les faira avec sa maman. Nous serons très très très proches.

Car je voudrais un fils autonome et indépendant.


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“Tu es juvénile, tatie!”

Dans mes premiers quarante ans:

  1. Je gagnerai le Prix Pulitzer

  2. Je ferai deux fois le tour du monde (la deuxième dans le sens inverse pour éviter les vertiges)

  3. Je parlerai perfectement cinque langues, y compris le chinois (niveau C2)

  4. Je serai une très influente sommelier qui a une assortie collection de bouteilles de vins précieux (vides, car je les ai bu toutes)

  5. Je vivrai dans un loft avec sauna, bain turc et piscine

  6. Mon copain aura un hobby genial: repasser

  7. Je serai la maman parfaite de au moins cinq fils (ils ne pleurnichent JAMAIS)

Par contre, dans quelques instants, j’aurai 468 mois, 1.872 semaines, c’est-à-dire 13,104 jours. Donc, on reste que 8.760 heures pour faire touts ces trucs.

Truc numero 1. Prix Pulitzer.

Je n’aime pas les cérémonies en grande pompe, comme Bob Dylan, donc je laisse le prix à quelqu’un d’autre.

Le choses numero 2,3,4 sont jolies et je voudrai les faire toutes (en buvant du vin, je supporterais mieux le jet lag et je n’aurais pas d’honte à parler chisois).

Le truc numero 5 è presque réalisé, car je fais la sauna chaque jour, où je cours après Diego et la piscine est dejà dans ma salle de bain quand il se brosse ses dents.

Enfin, selon le calcul des propabilités, avoir cinq fils dans une année pourrait être plus réaliste que voir le journaliste-en-detachèment-qui-repasse-pour-hobby.

Mais le fait est que, jusqu’à récemment, j’ai pas senti que j’ai presque 40 ans.

Mais puis on arrive le jour où :

  • aucun arrête de t’appeler “madame” (mais madame à qui?) et la vendeuse de vingts ans de la parfumerie s’obstine à te donner des éprouvettes de crèmes contre les rides (que salope!)
  • quelqu’un, dans le tram, te murmure  “à l’arrière lyceé, en face musé” et les Converse aux pieds ne sont plus sufficiants pour se faire passer pour une jeune fille
  • tu te réveilles avec la cervicale et tu penses à toutes les fois que ta maman t’a dit de secher bien tes cheveux et tu ne l’as pas fait
  • au concert du 1 mai à Rome, tu reconnais seulement l’Eglise de Saint-Jean et le 3% des artistes sur scène, pendant tu somnoles sur le canapé, devant la télévision, avec une tisane au régime dans les mains
  • tu vas à ton villgage, croise dans la route le garçon qui était” le plus cool” du lycée dans les années 90 et tu as peur: il a duex cheveux, quatre graisses de ventre et une carte de rides sur la face qu’elle sembre un sac de Alviero Martini. « Mon dieu, il a trop vieilli ! », tu penses. Et ensuite, tu te rends compte d’être aussi plus agée que lui, de quelques mois.

Ma nièce Nani (pour tout les autres elle est Rosanna), me console de ses méprisantes 19 ans : «”Mais tu es juvénile, tatie! » et alors là-bas, avec un grimace sur la face, je vourrais lui tordre le coup (juste pour lui démontrer que moi, je l’aime beaucoup aussi).

Mais aprés je pense que tout bien consideré, les anneés passées depuis 1978 à aujourd’hui ils sont allés bien, plus que bien. Mon Diego vaut pour cinq, le journaliste-en-detachement ne repasse pas, mail il est capable de preparer une carbonara qui è la fin du monde. Et moi, j’ai realisé plusieurs rêves que j’avais dans le tiroir. Bien sûr, il y en a ancore beaucoup, tellement de choses que j’ai les ai mis dant l’armoire qui est plus grand, car dans le tiroir ils ne peuvent plus y entrer (cit. Brunori Sas), et puis j’aurai 40 ans dans l’année, doc avant de avoir cette chiffre rond et de faire des bilans, j’ai encore un peu de temps (31.104.000 minutes) pour les trasfrormer en realité.

Entre-temps, je souffles les bougies sur un très marron Sacher et joyeux anniversaire à moi.


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Chère Mamie, je t’écris (sur Whatsapp)

Mamie V. vit à mille kilomètres loin d’ici. Mamie R. à presque deux mille. Mais elles voient Diego chaque jour. Plusieurs fois par jour. Le choses ne leur manquent pas sur leur petit-fils loin. Ni les cheveux raccourcis par maman (juste parce que la frange semble le dessiné du électrocardiogramme fait en vélo en montée) ni s’il est en train d’attraper un rhume (elles le comprendent simplement en regardant une photo, même si l’enfant est encadré totalement et il est flou).

Cette mutation de la nouvelle-espèce-grand-mère vit en symbiose avec le truc qui peut lui chauffer le coeur: le smartphone. L’indispensable gsm est toujours aver elle. Et chaque fois qu’il vibre, la mamie saute: “Voici mon Diegooo!”.

Et voilà pirouettes et dances!

Dans le passé, les grand-mères de Diego n’étaient pas technologiques. Aujourdhui, par contre, elles sont devenues deux aspirants nerd (au moins sur whatsapp).

Diego a deux ans et il ne peut pas lire. Fait rien, les mamies utilisent les messages vocaux et les selfie. On en a des tonnes!

Parfois, mamie R. demande :
– «Pourquoi vous n’avez pas repondu aux messages que j’ai envoié aujourd’hui ? Et même pas aux ceux-là d’hier… »
– « Parce que ils ne sont jamais arrivés, maman… »
– « Donc, à qui je les ai envoiés ?»
_ « Eh… à qui  »

Mamie R. aime aussi créer des groupes à son insu, par exemple au titre « Diego dorme dejà ?», ou encore, elle aime appeler le jurnaliste-en-détachement pendant la nuit et ensuite nier le fait : «Je était en train de contrôler l’heure».

Mais la chose que mamie adore c’est transmettre les videos et les photos qu’elle vient de reçevoir à la même personne qui les a envoiés.
Va savoir s’elle fait comme ça pour avoir toujours la dernière mot.

Par contre, mamie V. aime beaucoup les emoticons. Pratiquement elle les adore. Elle les utilise comme si la chat était une des Grottse d’Altamira et elle était en train de déssiner des peintures rupestres à laisser pour la postérité. Mamie V. a toujours un petit dessiné pou toutes les occasions : cœurs, chevaux, vaches, fleurs, bières et drapaux.

Quand mamie V. fait des chat-video, elle est contente et excitée. Au point qu’elle trompe toujours à s’éncadrer et donc, Diego croit que sa grand-mère n’a pas de face, mais seulement le cou.

Parfois, mamie V. demande ce que Diego a mangé à la crèche. Si je réponde du tofu elle me dit: «Maintenant je demande à Ok Google c’est quoi ça ».

Si mamie R. est une aspirante nerd, alors mamie V. est presque une hacker. Est-ce que tu voix le niveau de Penelope Garcia? Voici. Elle est en train de l’atteindre.

Whatsapp a plusiers limites. «Il n’y a pas d’emoticon de la polenta », la mamie de Bergamo pourrait dire. « Pas même du caciocavallo» la mamie du Gargano ajouterait.

Ni c’est possible, par un gsm, tenir les joues de Diego, le caresser et sentir ses cheveux.

Mais un petit peu, ce truc infernal peut raccourcir la distance.

Diego a duex grand-mères formidables. Pour lui, elles enfourchent les lunettes, s’asseyent sur leur fauteuils et en insultant le touch, elles apprendent des nouvelles choses.

Elle s’impliquent. Elles cherchent la manière pour rester le plus prés possible à leur petit et grand amour loin.

Nous vous aimons, mamies.


La leçon de Yoga

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“Est-ce que tu peux rester assise pendant cinque minute?”. D’abord maman, ensuite les institutrices et maintenant le journaliste-en-detachement. C’est la phrase que les autres m’adressent depuis toujours et qui, chaque fois qu’elle est pronuncée, m’encourage à enlever mes chaussures et à sauter le “Bal de Saint-Vito”. J’ai envie de bouger et transpirer jusqu’à m’évaporer.

Je réalise seulement maintenant où je l’adresse à Diego trop sauvent (mon fils n’est pas zen), ce qui peut être ennuyeux avoir affaire à quelqu’un qui a toujours le feu aux fesses.

C’est pour ca que j’ai decidé de suivre un cours de yoga. Peut-être que je me relaxe. Peut- être que il me sauve par les instincts de me tuer des mes proches.

Ma professeur de yoga est Erica Jones de Orange is the New Black. Et s’elle ne peut pas être celui-là, alors c’est sa soeur jumelle belge. Je l’appelle madame Aom, elle sent des encens et je croix qu’elle pèse 23 kilos avec les vêtements.

Madame Aom ne marche pas comme les autres êtres humaines, elle flotte dans l’air car elle est légère et relaxée. Une libellule. “Je voudrais être comme elle”, je dis, ou comme ma bella amie Yogiluli.

Donc, je vais essayer ma première lecon.

Cours niveau 1 pour débutants. J’entre pieds nus dans cette chambre lumineuse où tout est en bois, lin et coton. Je sais pas quoi faire et donc, j’imite mes copains (de tout âge, sexe et religion). Je prends des étageres quelques couvertes, un tapis, des briques en bois, des cordes. Et enfi, je me pose par terre.

Tout le monde a les jambes croiseées, le dos droit, les mains sur les genoux et les yeux fermés.
Chacun pense à lui même. Je pense à leur.

Asana. Controller la respiration. Trois aom, pranayama. Je ne comprends rien, mais je pense que tous sont des débutants comme moi et que je ne doix pas m’inquietér.

Mais soudain, je regarde autour de moi et je voix que tout le monde, à l’exeption de moi, est à l’envers. Quelqu’un est sur ses épaules. Quelqu’un d’autre est pendu aux cordes comme un salami.

J’arrete de les imiter. Un peu parce qu’ils sont devenus trés mauvais au face violette, moite, déformée par la fatigue. Un peu parce que j’ai peur de me rompre le cou.

Le centre Yoga che j’ai choisi fait du Iyengar Yoga qui sauligne plus la meditation que le physique. Pourtant, pendant les trois jours aprés ma première leçon, j’ai l’impression que un camion m’a renversée. La seule chose qui ne me fait pas mal c’est les ongles. Le reste de mon corps rouillé c’est une grande et douloureuse balle d’acide lactique.

Alors je croix que ce yoga marche bien et que je doix y retourner, absolutement. Car je suis assise ici, sur mon canapé depuis 5 minutes. Je suis crevée et je n’ai pas envie de bouger.
Seulement mes levrès bougent: “Diego, arrête-toi 5 minutes, s’il te plaît!”. Mais il me regarde et puis il commence à sauter et à bouger les bras.

Aom. Controller la respiration.

Il fait le “Bal de Saint-Vito”.


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Frites et fils (aux autres) zen

Il y a Diego et les enfants comme lui (presque toujours les italiens et les espagnols). Et puis, il y a eux: les enfants belges.

Les premiers, jusqu’aux 15 drgrés et le vent supérieur aux 2 km/h, portent la tirette de la veste fermée jusqu’au cou, un foulard et un chapeau contre l’otite (et le body, sinon quand on va sur le toboggan du parc les reins gelent).

Les deuxièmes ont degà des shorts et la t-shirt, et il marchent pieds nus et huilés de protection solaire (et dans les mains un cornet de frites, aussi pendant le sevrage).

Diego et les enfants comme lui, dans le vestiaire de la piscine, doivent subir le séchage forcée du sèche-cheveux qui marche avec les pièces. Peu importe que les cheveux sont trois et le fils crie comme si le sèche-cheveux était un dragon en train de le manger.

Dehors il fait froid, donc il faut éliminer toutes les traces d’humidité avant de sortir. Coûte que coûte (une mannaie de 20 centims, des vêtements partout, plusieurs jurons des parents et les bras comme un culturiste gonflé pour tenir le nain prés du jet d’air).

Par contre, les enfants belges restent seulement trois minute dans le vestiaire de la piscine. Ils sortent avec les cheveux mouillés. Même s’il neige. Même si le vent est glacé, même s’il y a un morceau de glace sur le trottoir. Ils vont mouillés et contents, en courant vers un autre cornet de frites (ils ne glissent même pas!).

Diego et les enfants comme lui risquieraient une pneumonie. Les enfants belges, par contre, juste plus d’anticorps.

Pour emmener Diego et ceux comme lui du parc on a besoin de quintaux de patience et voeux de repas incroyables (avec des frites s’il est indispensable) et surprises magnifiques à la maison pour éviter que le petit bon-homme crie comme un possedé.

Pour les enfants belges, c’est sufficent que la maman murmurent à voix basse “on y va” pour se bouger vite et en un éclair, ranger les voitures, les palettes, les seaux, les velos, les trycicles, les balles, les bulles de savon, les chaussures, les frites, mettre tout dans la sac de la poussette, y se rentrer, se lier la ceinture touts seuls, sortir un autre cornet de frites car un petit creux est arrivé, et partir. Sans crier. Sans pleurer. Sans faire d’histoire. Seulement “on y va”.

Diego et les enfants comme lui chantent à tue-tête et lasissent le signe quand il passent (je parle en toute connessaince de cause: pendant que j’écris je regarde le parquet à contre-jour, mon dieu!).

Les enfants belges parlent à voix basse et marchent sur la point des pieds (en mâchent des frites).

La maman de Diego et les fils comme lui regarde (avec un peu de saine envie) les mamans des enfants belges, qui regardent (avec un peu de moin sain dégoût) la maman de Diego et ceux comme lui.

Frites. Diego, tu voix qu’est-ce que nous pouvons faire maintenant? On y va chez Maison Antoine et on en achete un coin pour nous. Peut-être que le secret tout y est. Dans la graisse.


 

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La classe colorée de Diego

De la crèche au lycée, en passant par l’école primaire, je n’ai jamais eu un copain étranger. Dans mon petit et adoré village, dans ma classe, nous étions seulement les fils de Ischitella, depuis trois générations.

L’amie plus “exotique” des mes années quatre-vingt était née à Turin (mais attention, par mére et père de Ischitella) et lorsque elle est entrée dans la classe la première fois, la troisième année, elle me semblait arrivée d’une planete loine, juste parce qu’elle utilisait le stylo à encre et parlait avec le vocaux ouvertes (ma chére Antonellina, perdone-moi pour la citation!).

Diego a deux ans et seize copains à la crèche qui sont arrivés de plusieurs coins du monde. Chaque soir, il dit ses prénoms avant de dormir: Lia, Lucas, Arthur, Alexander, Julia, Adiarné, Joice, Lina, Mattei, Oscar. Et quand je lui demande quelle est la langue qui ils utilisent quand on parle, il me regarde et sourit comme si j’aie fait la question la plus drôle du monde (mais peut-etre que les marmots ne parlent pas, ils crient juste comme des aigles folles. La langue universelle).

Moi, à Ischitella, à la crèche, j’était capable de distinguer les crustoli “étrangers” de Vico (à six kilomètres de distance) car la pâte est plus mince et à la place des noix il y a les amandes.

Diego, à la crèche, mange souvent le tofu au curry, la moussaka e la carbonade flamande (mes cheres grands-mère, vous pouvez rester tranquilles: haleine puant à part, quand il vient à la maison et les t-shirts aux taches indélébiles, il digére bien et il grandit selon les fiches du pédiatre).

Cela de Diego, c’est vraiment une classe pleine de couleurs. Non seulement pour les petites têtes blondes qui s’alternent aux queues noires et aux blouclettes crêpes, comme s’il fussent dans le backstage de Oliviero Toscani.

C’est à couleur parce que dans cette pièce la, pleine de bacilles et des porteurs de 1001 afflictions, il y a une magnifique Babel de petits êtres sevrés selon des regles et des cultures très differentes.

À la crèche, pendant un moi, les institutrices (une est flamande de père brasilien et l’autre est francophone d’origine indienne) mettront en place un project super: chaque enfant devra porter une liste de choses tipiques de son Pays, de la nourriture à la musique, et aux livres écris en la langue maternelle (dans la clé Usb de Diego: “L’Italiano”, “Il ballo del qua qua”, “Viva la mamma”; et pour vivre dans le présent, le journaliste-en-détachement et moi, nous avorns mis aussi “Occidentali’s Karma”).

La classe s’appelera “Diversity and Multicultural Dragonflies”.

Le devise est: melangions-nous!

Ces énfants, ils ont de la chance. Et peut-être, grace à leur apprendre à vivre ensamble et à respecter leurs diversités depuis ils sont petits, quand il seront adultes il rendront miuex le monde.

J’aime penser qu’un jour, ces femmes et ces hommes du future, devant aux populistes-xénophobes-racistes de la moitié du monde, qui construisent des murs et attisent la heine et la peur (ils ne se arrêtent pas de casser les couilles partout dans le monde éntier) répondront avec un trés coloré doigt d’honneur.

Vous, cheres petits et grands Dragonflies, serez meilleurs que nous! Je suis sûre.


 

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Lost in translation

Si je le voix d’ici, maintenant, je ris. Mais, il y a six mois, les choses étaient très differents, car cinque année de français etudié au lycée (il y a longtemps!) ne sont pas suffisantes pour éviter d’avoir de l’air stupide.

D’accord, trois jours à Paris comme touriste sont faisables. Au plus, si Google translation ne marche pas car il n’y a pas de wi-fi, on peut commander un steak au restaurant et par contre, recevoir une aubergine.

Un tour à Nice ou une semaines de vacance en Corse sont faisables aussi. Mais, maîtriser la recherche d’une maison nouvelle, de la crèche, du pédiatre, du déménagement, de l’enregistrement à la Commune et d’autres dizaines de petites ou grandes emmerdeuses, en comprenant un quart de celui-là que les gens toi disent et en gesticulant pour répondre, c’est une autre histoire.

Mes prémières semains ici, j’avais terminé la connexion internet sur le Gsm italien (le numero belge n’existait pas ancore). On peut traduire: pas de Google maps pour chercher maisons, crèches, médecins, etc. Je devais me remettre seulement aux informations des passants et à mon sense de l’orientation (il est tellement doté que mon copain m’a donné un porte-clé-boussole. Je suis capable de me perdre dans dix mètres carrés).

Donc, les informations des passants. Oui, j’ai decouvert que “Carrefour” n’est pas juste le nom d’un supermarché. Je l’ai compris seulement quand, aprés l’énième fois “au prochain carrefour vous devez tourner à gauche”, j’ai cherché des chariots, des vendeurs et des affiches qui concernent du jambon en promotion, sans jamais arriver où je devais arriver.

En revanche, j’ai accumulé beaucoup de points dans ma carte de fidelité.

Mainteant je ris. Mais là bas j’était en colère.


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Ce soir nous chanterons “Bella Ciao”

Aujourd’hui c’est le 25 avril. C’est le jour de la Liberation de l’Italie.

Le jour où, il y a 72 ans, les soldats fascistes et nazis se retirèrent de Turin et Milan, aprés la rébellion de la popolation et le plan mis en place par les partisans pour reconquérir les villes.

C’est le jour où, quand j’était une petite fille du lycée, je m’échappais à la plage avec mes amis, à Foce Varano (mon Gargano!) pour essayer le premier bain glacé s’il faisait beau.

Plus tard, pendant les études universitaires, il est devenu le jour des concerts et des manifestations en place, et quand j’ai commencé à travailler à Milan, comme journaliste, il s’est transformé dans le jour où je courais après quelqu’un pendant les défilés, au cas où il y avait un raid néofasciste et en conséquence, coups et affrontements.

Mais maintenant j’habite à Bruxelles et ici on ignore notre fête.

Comment puis-je célébrer ici la Liberation?

Je ne peux même pas lire à Diego “Senza tregua” de Giovanni Pesce ou lui raconter qui était la partisan Johnny, sans recourir aux rimes insensées et aux excentriques chansons pour avoir son attention au moins pendant dix minutes (et puisque il a deux ans, il serait trop difficil de lui expliquer à quoi les fuciles et les bombes servent). Peut-être, si nous habitions ancore à Turin, le journaliste-en-détachement, Diego et moi, nous aurions allés à Alba en voiture pour visiter la maison de Fenoglio.
Ici, par contre, je peux seulement écrire cette page pour souvenir que le 25 avril sera toujours un jour important et que les Fascistes et le Nazis ne arrêtent pas d’être nul. Je répéte: être nul.
Aujourd’hui, quand Diego reviendra de la crèche, nous chanterons “Bella Ciao”. Ça ne nous blessera pas.


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Parapluies et armes

Diego et moi, nous rejoignons le journaliste en détachement à Bruxelles l’été dernière.
Quand nous sortons du bus à Gare du Midi, je comprend vite (seulement moi, heureusement Diego a un an et demi et il pense juste à son goûter) que les blessures du 22 mars 2016 sont encore ouvertes.

Ici c’est inévitable pas penser aux attentats, surtout si chaque fois où tu reviens chez toi en metro, tu es obligée à passer à travers la station de Maelbeek. Je tremble chaque fois.

La première fois che je mets les pieds sur le sol de la magnifique Grand-Place, il y a comme une “fête de la bière” et pour y arriver, il faut passer les contrôles de sécurité: mon sac et la poussette de Diego sont regardés par tout. Aussi pour entrer dans une centre commercial, maintenant les contrôles sont d’habitude.
Pendant l’année dernière, l’usage du velo est augmenté du 30% pour se dèplacer dans la ville.
Donc, alors que plusieurs bruxelloises renoncent au metro, le journaliste en détachement et moi décidons di prendre des photos dans la station De Broukère pour l’abonnement Stib.
Alors que plusieurs bruxelloises désertent le marché de Noël à place Sainte-Catherine (bondé jusqu’à l’année dernière), nous prenons presque racine là-bas pendant le mois de décembre, pour y emmener nos amis e nos proches arrivés de l’Italie.

Plusieurs bruxelloises ont peur.
J’ai peur (depuis Diego est né je suis une vraie poule mouillée!).

Mais, peut-etre, que j’ai plus de peur de vivre mes journée en légèreté et sérénité que des probables attentats terroristiques.
Je me souviens d’un jour en autobus où un mec avec des sacs commence à crier des mots incompréhensibles et ensuite à s’énerver.

Soudain j’ai envie de embrasser Diego, le journaliste en détachement, ma mère qui est éloignée deux mille kilomètres, ma famille et mes amies.

Puis, la seconde suivante, je comprend que ce mec est seulement une personne drôle.
Je souris et je relaxe mes muscles et surtout mon esprit. Donc, je dis: “Ici, c’est moi la personne drôle!”.

Bruxelles est belle et vivante. Mais c’est vrai que parfois elle est aussi grise et sombre. Par contre, ça n’a rien à voir ni avec les soldats armés jusq’aux dents (le plus petit a les bras comme Hulk Hogan) ni avec les fréquentes alertes puor le risque des attentats.

C’est la pluie, c’est sa faute! Il faut avoir peur seulment de la pluie à Bruxelles, car quand elle commence, elle ne termine plus de raler… Et enfin le trafic… mon dieu le trafic…


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Bruxelles (ma belle) calling!

On voit d’ici. D’un tas de boîtes que je dois monter et ensuite remplir selon un ordre judicieux, et enfin fermer (très bien, sinon le coursier ne les retire pas) avec le ruban adhésif marron, celui que pourrait remplacer la cire au miel pour l’épilation, si tu veux.

Ce ruban adhésif a fermé un chapitre génial à Turin, en Italie (pendant un moment) et il en a ouvert un autre qui se trouve distant mille kilomètre, à Bruxelles.

Il concerne des nouvelles pages qui sentent des frites (partout, on ne peut pas leur échapper), de bières (juste à partir de sept degré), de gaufres chaudes à la vanille, de manteaux en laine qui sont perpétuellement trempés de pluie et remplacés par des vestes imperméables, de bâches pour la poussette arrachées par le vent, de promenades sans fin à travers les parc qui semblent des bois, de macédoines faites avec des langues, religions, couleur et cultures différentes, que je croise par tout dans les autobus ou dans la rue.

J’ai ouvert ces boîtes à la fin de l’été dernière et elles sont arrivées ici la plupart cassées (le ruban adhésif n’a pas servi!). J’ai eu besoin d’un peu de temps et beaucoup de patience pour ranger tous les trucs qu’elles contenaient (petites choses dans les armoires, mais GRANDES CHOSES dans ma tête).

Maintenant tous est en ordre. Maintenant je peux débuter à regarder autour de moi, sans souci, et à raconter celui que je voix.

À partir d’ici.